L’émergence de Coega et la nouvelle géographie portuaire sud-africaine - Université de La Réunion Access content directly
Journal Articles Carnets de Recherches de l'océan Indien Year : 2019

The rise of Coega and South Africa’s new port geography

L’émergence de Coega et la nouvelle géographie portuaire sud-africaine

Abstract

South Africa’s port system is quite strong but it is featuring regional disparities. Traffics have increase dramatically in the last forty years, mainly because of the rise of the historical, multifunctional port of Durban, and of two bulk-oriented, industrial seaports, namely Richards Bay and Saldanha Bay. In the first case, containers but also crude oil and refined products are dominant ; the two other ports are oriented towards dry bulks exports, with coal on the one hand and iron ore on the other hand. Another new port, Coega, entered into the game in 2009, with in the long term a balanced traffic structure combining these ingredients, but with manganese exports as far as dry bulks are concerned. A major railway corridor will also be behind its success. However industrial development has not met yet there the initial expectations, and moreover Coega will still be facing some local competition in Algoa Bay, where Port Elizabeth will remain operational in a few traffic niches. In the first twenty years of the post-apartheid era, there was a strong political support behind the Coega project in order to assist the previously neglected Eastern Cape province ; this is still the case nowadays, but to a lesser extent as attention should also be paid to the Northern Cape province in terms of a more balanced regional development through the Boegoe Bay port project.
L’Afrique du Sud dispose d’un système portuaire relativement étoffé mais qui est spatialement déséquilibré. Les trafics y ont fortement augmenté durant les uarante dernières années, sous l’effet principalement de la montée en puissance du port historique plurifonctionnel de Durban et des deux nouveaux ports raquiers et industriels de Richards Bay et de Saldanha Bay. Dans le premier cas, les conteneurs mais aussi les hydrocarbures sont sur le devant de la scène ; dans les deux autres, ce sont plutôt les exportations de pondéreux, le charbon d’un côté, le minerai de fer de l’autre. Mis en service en 2009, un autre nouveau port, Coega, combinera à terme ces différents ingrédients pour devenir un établissement plurifonctionnel qui aura par ailleurs un gros trafic de manganèse à l’export. Ici aussi, le succès reposera sur un puissant corridor ferroviaire. L’industrie tarde cependant à y percer et, localement, Coega ne règnera pas sans partage sur la Baie d’Algoa puisque Port Elizabeth continuera à y exercer certaines activités portuaires. Le projet de Coega repose sur une volonté politique forte de rééquilibrage territorial post-apartheid au bénéfice de la province du Cap oriental, qui demeurent d’actualité mais va peut-être devoir aussi faire de la place pour le récent projet de Boegoe Bay poussé par celle du Cap septentrional.
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Dates and versions

hal-02474934 , version 1 (11-02-2020)

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  • HAL Id : hal-02474934 , version 1

Cite

Jacques Charlier. L’émergence de Coega et la nouvelle géographie portuaire sud-africaine. Carnets de Recherches de l'océan Indien, 2019, Réalités et imaginaires maritimes, 3, pp.59-88. ⟨hal-02474934⟩
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