Physiopathologie de l'arthrite chronique post-chikungunya chez l'homme - Université de La Réunion Access content directly
Journal Articles Medecine Tropicale Year : 2012

Physiopathology of chronic arthritis following chikungunya infection in man

Physiopathologie de l'arthrite chronique post-chikungunya chez l'homme


Chronic arthritis following chikungunya infection has no specific treatment. Studies on mice have confirmed involvement of fibroblasts and myoblasts as target cells replicating the virus and shown that macrophages play a key role in the innate immune response involving multiple cytokines and chimiokines. Paradoxically, TH1 and TH2 cytokine levels do not increase significantly during the acute and chronic phases, with the exception of interferon-gamma and IL12 that rise dramatically during the acute phase. The level of IL12 returns to normal in patients who recover. In contrast, patients who develop chronic arthritis show persistently high IL12 levels along with IFN-alpha within PBMC. Histologic examination of synovia reveals joint inflammation due to macrophages containing viral material. Metallo-protease (MMP2) also contributes to tissue damage. Chikungunya virus leads to apoptosis by both the intrinsic and extrinsic pathways.
L'arthrite chronique de type « polyarthrite inflammatoire » post-chikungunya n'a pas de traitement spécifique. Les données chez la souris ont confirmé le rôle des fibroblastes et des myoblastes comme cellules-cibles répliquant le virus et le rôle du macrophage à l'origine d'une réponse inflammatoire innée impliquant de multiples cytokines et chimiokines. Paradoxalement, les cytokines TH1 et TH2 sont peu élevées en phase aiguë et chronique, à l'exception de l'interféron-y et de l'IL12 très élevés lors de la phase aiguë. Le taux d'IL12 revient à la normale chez les patients guéris et persiste chez les patients chroniques, ainsi que l'IFN-α dans les PBMC des patients chroniques. L'étude histologique du tissu synovial montre une réaction inflammatoire articulaire dont les macrophages hébergeant du matériel viral sont la source. La présence de métallo-protéase (MMP2) contribuerait aussi aux lésions tissulaires. Le virus Chikungunya mobilise l'apoptose par deux voies, intrinsèque et extrinsèque.
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hal-01285455 , version 1 (09-03-2016)


  • HAL Id : hal-01285455 , version 1


Marie-Christine Jaffar-Bandjee, Philippe Gasque. Physiopathologie de l'arthrite chronique post-chikungunya chez l'homme. Medecine Tropicale, 2012, 72, pp.86--87. ⟨hal-01285455⟩
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