, Nous pouvons aussi supposer une révolte des élites locales, peut-être en lien avec de hauts-fonctionnaires francs. L'analyse de la chronique nous, p.66

Q. Amélius and . Lui, Chilpéric puis, après la mort du roi, par son épouse Frédégonde. Or, l'un des passages impliquant Amélius (DLH, IX, 6) précède immédiatement la mention de l'attaque wasconne de 587 (DLH, IX, 7). L'évêque de Tours accuse, à mi-voix, son homologue bigourdan de chercher à déstabiliser des évêques fidèles de Brunehaut et de Gontran, comme lui-même, en envoyant, pour manipuler les foules, des agents qui se prévalaient d'un pouvoir thaumaturgique ou/et de la possession de reliques. Il s'agirait d'une forme de guerre psychologique. Ainsi, en 580, un perturbateur aurait contesté le pouvoir des évêques de Tours (Grégoire) et de Paris (Ragnebod) 67 . Amélius évite tout châtiment à l'homme qu'il reconnaît comme un de ses domestiques, Grégoire évoque à deux reprises le rôle trouble joué par l'évêque de Bigorre, p.66

J. J. Larrea, Aux origines d'un mythe historiographique?, p.156

, On peut penser à une vengeance probable de Chilpéric, en 580, contre des soutiens de Brunehaut et de Gontran (c'est avéré pour Grégoire -et pour Ragnebod qui a souscrit au concile de Mâcon de 585). « L'imposteur » veut prendre la place de l'évêque (il prononce l'oraison à la place de Grégoire ; à Paris, il s'appuie sur une partie de la population), V, 14 (année 576) ces deux évêques étaient ensemble à Tours et s'opposaient à Chilpéric et à Frédégonde qui exigeaient qu'ils chassent Mérovée, fils disgracié de Chilpéric, de la basilique, pp.187-188

M. Rouche, ?. L'aquitaine, and O. , 78 et 89 distingue clairement les deux hommes en faisant de Garachar le prédécesseur de Galactoire, même si sa chronologie est discutable (le poème de Fortunat, Carmina, X, 19 n'a pas forcément été écrit en 587, à la veille de la prétendue « invasion » wasconne). DLH, VIII, 22 évoque certes le pardon de Garachar mais ne précise pas si sa charge de comte ou ses seuls biens lui ont été rendus par Gontran (« reddens quae illis ablata fuerant », « rendant les choses qui lui avaient été enlevées »). En 585, Gontran semble avoir procédé à une reprise en mains de la cité de Bordeaux en nommant comme évêque Gondégisil, ex-comte de Saintes (DLH, VIII, 22), Grégoire évoque un certain Didier qui s'était rendu à Tours (« il disait toutefois qu'il était un habitant de Bordeaux »), vol.587, p.73