. Valeur-essentielle-de-la-démocratie, Il convient de rappeler que les journalistes doivent garder une attitude éthique, se traduisant par une approche critique, indépendante des faits et, toujours respectueuse de la dignité humaine 1 . Aussi, pour éviter tout débordement, il apparaît souhaitable que, sans renier la philosophie républicaine de l'unicité du peuple français 2 , la législation permette de punir, même symboliquement, ce genre de propos malveillants envers une communauté humaine minoritaire. D'autant que la tendance actuelle de la jurisprudence, la liberté d'expression n'en demeure pas moins une norme qui doit être conciliée avec les nécessités de l'ordre public

, mais simplement, peut-être, ajouter le critère non retenu par la Cour d'Appel de Saint-Denis : celui de l'origine géographique, d'autant que l'article 1 er de la Constitution dispose que « La France? assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion ». Le terme origine étant employé distinctement de celui de race et sans précisions supplémentaires. Cette origine pouvant très bien être entendue comme sociale, géographique ou administrative. La liberté de la presse ne s'en trouverait pas affaiblie pour autant 4 et cela éviterait le dénigrement, Il faudrait non pas repenser la législation sur la diffamation, évitant ainsi toute polémique sur le retour des délits de presse (comme ce fut le cas à propos de la loi Gayssot)

, La Déclaration de la fédération internationale des journalistes énonce expressément que « le journaliste prendra garde aux risques d'une discrimination propagée par les médias et fera son possible pour éviter de faciliter une telle discrimination fondée notamment sur la race » (Déclaration de principe de la F.I.J. sur la conduite des journalistes

. Schrameck-(o.), . Droit, ». Et-lutte-contre-le-racisme, and L. P. , , p.4, 1996126.

, Lois sur la bioéthique (R.J.C. I-595 et G.D.C.C. p. 579 et s), confirmée par la décision du 16 juillet 1996, Répression du terrorisme (R.J.C. I-671), Cela résulte de l'interprétation du préambule de la Constitution de 1946 par le Conseil constitutionnel dans sa décision du 27 juillet, 1994.

L. P. , Voir en ce sens C.E., 9 octobre 1996, Association « Ici et maintenant » qui retient la responsabilité d'une association bénéficiaire d'une autorisation d'émettre, en raison de propos tenus par des auditeurs lors d'émissions dites d' « antenne libre, vol.71, p.28, 1997.