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. Ibid, Aussi la plupart des récits s'ouvrent-ils sur un hommage rendu à la mémoire des camarades morts. Le récit carcéral devient ainsi un temple mémoriel 63 où l'on ne peut pénétrer qu'en respectant un rituel, en l'occurrence s'acquitter de la dette que les vivants ont contractée auprès des morts. Et cette dette s'articule en un double mouvement : le rappel du pacte passé et la manifestation du respect de cette alliance. Le récit de la souffrance vécue permet à la fois d'immortaliser le souvenir de l'horrible, Le témoignage se mue parfois en littérature. Un vrai livre est supposé mieux assurer la transmission. Mais surtout, dans un paysage où la mort est omniprésente, p.17

. Et-en-même-temps-de-le-transcender-;-dans-le-roman-de-tahar-ben-jelloun, Comme dans les Mille et Une nuits, la parole devient l'arme suprême qui permet de vaincre la mort 66. CONCLUSION Le récit carcéral s'inscrit indéniablement dans une démarche qui vise une rupture avec une période sombre de l'histoire du Maroc. Mais toute rupture, c'està-dire toute négation, toute invalidation de ce qui précède, ne prend sens que si l'on a appréhendé, dans toutes ses dimensions, le moment que l'on tente de dépasser. On se trouve ainsi, dans le cas du récit carcéral marocain, face à ce que l'on pourrait appeler une mémoire-fracture