Analyse comparative des discours gagnants et perdants du microcrédit : le cas des campagnes de crowdlending

Résumé : Analyse comparative des discours gagnants et perdants du microcrédit : le cas des campagnes de crowdlending. « We will always need banking, but we don't need Banks anymore » Bill Gates Le crowdlending, traduit littéralement par « le prêt par la foule » est un système de prêts rémunérés qui vient diversifier les sources de financement pour les TPE/PME, mais également pour les plus grosses entreprises, telles que les groupes. Le crowdlending donne aux entreprises l'opportunité d'obtenir jusqu'à un million d'euros auprès d'une foule de particuliers (ou institutionnels) par le biais de plateformes sur internet, notamment pour certains besoins qui ne sont que très rarement couverts par les banques. Jusqu'en octobre 2014, contrairement aux grandes entreprises, les TPE et PME en France n'avaient que peu de solutions pour se financer. Un décret est alors venu mettre fin au monopole bancaire en France et a révolutionné le prêt rémunéré en permettant à chaque individu d'endosser un rôle initialement réservé aux banquiers. Le taux pour les emprunteurs est plus élevé (7,3% en moyenne pour 2017) mais la durée pour obtenir les fonds est extrêmement écourtée (une dizaine de jours en moyenne). Sa croissance, en France fut exponentielle entre 2013 et 2016. En 2016, il a permis de financer 651 projets (contre 395 en 2015) pour un montant de 83 M€, soit 2,6 fois plus qu'en 2015. Pour l'année 2017, les collectes viennent d'atteindre 100M€. Le crowdlending apporte soit un complément aux financements classiques (love money, banque, etc.), soit une réelle alternative. Cependant, malgré des débuts très prometteurs, son expansion tend à se modérer. En août 2017, le nombre de dossiers financés a connu sa plus faible progression depuis un an et demi. L'objectif est ici de comprendre pourquoi certaines campagnes de financement aboutissent, et pourquoi d'autres échouent. Comment les informations disponibles en ligne influencent-elles l'aboutissement d'une campagne de crowdlending ? Notre méthodologie est exploratoire et qualitative. Nous proposons d'analyser le discours des porteurs de projet afin de comprendre si certains messages se révèlent plus attractifs et convaincants pour le prêteur. Nous avons choisi de nous focaliser sur le cas de la plateforme Lendopolis pour cette recherche, car actuellement c'est la seule plateforme à communiquer de manière transparente sur l'ensemble des projets. De plus, elle ne permet pas l'autolend 1 , ce qui permet d'analyser le comportement réel des prêteurs. Nous commencerons cette communication par une synthèse de la littérature qui encadre le crowdlending puis nous exposons notre méthodologie de recherche. Nous apportons ensuite nos résultats exploratoires et concluons sur la question de recherche. 1 L'autolend est une « gestion automatisée des offres de prêts » en fonction des critères pré-remplis par les membres des plateformes (Unilend, Prêtup)
Type de document :
Communication dans un congrès
Communication à l'ITEM, Dec 2017, [n. c.], France. 2017
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Soumis le : mardi 12 juin 2018 - 09:22:40
Dernière modification le : mardi 12 juin 2018 - 11:42:02

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Nathalie Duran, Djamchid Assadi. Analyse comparative des discours gagnants et perdants du microcrédit : le cas des campagnes de crowdlending. Communication à l'ITEM, Dec 2017, [n. c.], France. 2017. 〈hal-01655509〉

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