Physiopathologie de l'arthrite chronique post-chikungunya chez l'homme

Résumé : L'arthrite chronique de type « polyarthrite inflammatoire » post-chikungunya n'a pas de traitement spécifique. Les données chez la souris ont confirmé le rôle des fibroblastes et des myoblastes comme cellules-cibles répliquant le virus et le rôle du macrophage à l'origine d'une réponse inflammatoire innée impliquant de multiples cytokines et chimiokines. Paradoxalement, les cytokines TH1 et TH2 sont peu élevées en phase aiguë et chronique, à l'exception de l'interféron-y et de l'IL12 très élevés lors de la phase aiguë. Le taux d'IL12 revient à la normale chez les patients guéris et persiste chez les patients chroniques, ainsi que l'IFN-α dans les PBMC des patients chroniques. L'étude histologique du tissu synovial montre une réaction inflammatoire articulaire dont les macrophages hébergeant du matériel viral sont la source. La présence de métallo-protéase (MMP2) contribuerait aussi aux lésions tissulaires. Le virus Chikungunya mobilise l'apoptose par deux voies, intrinsèque et extrinsèque.
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Medecine Tropicale, Institut de Medecine Tropicale, 2012, 72, pp.86--87
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Soumis le : mercredi 9 mars 2016 - 11:26:50
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Marie-Christine Jaffar-Bandjee, Philippe Gasque. Physiopathologie de l'arthrite chronique post-chikungunya chez l'homme. Medecine Tropicale, Institut de Medecine Tropicale, 2012, 72, pp.86--87. 〈hal-01285455〉

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